Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
16 Octobre 2020
/image%2F1534880%2F20201016%2Fob_4fd49a_colon1-1-place-full.jpg)
Une information signée l'agence Belga et publiée depuis le 11 octobre par la RTBF fait état du retrait samedi d'une statue de l'explorateur Christophe Colomb d'une grande artère de Mexico par les autorités. Cette décision a été prise alors que des militants avaient envisagé de la démonter lors d'une manifestation prévue lundi dernier à l'occasion de la commémoration de l'arrivée de cet explorateur français en Amérique. L'annonce de ce retrait a été faite via un communiqué du ministère de la Culture mexicain. Cette décision répond "à la demande du gouvernement de la ville de Mexico » de soumettre le monument « à un examen et à une éventuelle restauration » qui sera fait par l'Institut national d'anthropologie et d'Histoire (INAH). Christophe Colomb avait longtemps été présenté comme » le découvreur de l'Amérique mais il est désormais associé par certains aux exactions commises par les Conquistador européens envers les autochtones Amérindiens.
D'autres statues de frères franciscains, dont l'Espagnol Bartolomé de las Casas, ont également été déplacées pour y subir également une restauration. La maire de la ville a laissé entendre, lors d'une conférence de presse, qu'une fois restauré, le monument pourrait ne pas être remonté sur l'avenue, où il avait été installé en 1877. « Cela vaudrait peut-être la peine (...) de réfléchir collectivement à ce que Colomb représente, en particulier pour l'année prochaine », a-t-elle souligné. Il y aura deux rendez-vous importants en 2021 au Mexique : il s'agit de la commémoration du 200e anniversaire de l'Indépendance du Mexique et le 500e anniversaire de l'invasion européenne avec la chute de Tenochtitlan, ancien nom de Mexico sous domination aztèque. Le président mexicain, Andrés Manuel Lopez Obrador, a réclamé dans une lettre datée du 2 octobre que le Vatican, mais également la Couronne et le gouvernement espagnol, présentent des excuses aux peuples indigènes pour les « atrocités les plus honteuses » commises lors de la Conquête espagnole en 1521.
Moussa S. Yowanga