Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
20 Juin 2009
La gestion de l’intelligence humaine est semblable à l’exploitation des puits de pétrole. Si l’on gère bien son intelligence, elle nous permet soit de devenir un homme riche, soit de devenir une célébrité ou un sage. Les exemples ne manquent pas : le défunt Aimé Césaire, à la fois poète et homme politique, Français descendant d'esclave, ou bien Léopold Sedar Senghor académicien français d’origine africaine, ancien président du Sénégal, écrivain, poète et humaniste, inventeur avec Césaire du concept de "négritude".
Citons également l'écrivain français d’origine maghrébine Tahar Ben Djelloun, et le célébrissime footballeur français d’origine algérienne, Zinedine Zidane. Toutes ces personnalités ont contribué, chacune à sa manière, au prestige de la France et au rayonnement de sa langue, même si toutes ne sont pas devenues aussi riches que la star du foot. Il est pourtant clair que notre matière grise, mal utilisée, peut parfois faire de nous des personnes malfaisantes et dangereuses.
C’est malheureusement le cas de nombreux chefs d’Etat Africains, dont la réputation détestable est largement méritée : ils mettent leur intelligence, réelle, à faire le mal en dépouillant leurs peuples de ce qui devrait leur revenir, avec la complicité passive des grandes compagnies pétrolières ou autres (qui extraient le diamant, la bauxite, ou l'uranium), chinoises ou occidentales, qui font des affaires avec eux. Aujourd’hui, quand on parle de la "fuite des cerveaux" africains vers les USA, le Québec, l'Europe ou les pays du Golfe, on est en droit de se demander dans l'intérêt de qui ces immigrants vont utiliser leur intelligence - un don de Dieu pour les uns, un bon assemblage de neurones pour d'autres.
Depuis une semaine, la presse française fait ses choux gras de « l’affaire Pape Diouf », Tchadien de naissance, puisqu’il est né le 18 décembre 1951 à Abéché, mais Sénégalais par ses parents. Il a débarqué à Marseille à l’âge de 18 ans, et comme beaucoup d’autres, a demandé et obtenu la nationalité française. Il est donc aujourd'hui Franco-sénégalais. Sa récente éviction de la présidence de l’Olympique de Marseille ne surprend guère notre rédaction, même si nombre de supporteurs et de sympathisants de l’OM sont choqués de la manière dont il a été débarqué par l’actionnaire principal du Club.
Il faut nous rendre à l'évidence : nous vivons dans un monde où l’on n'est utile que si l'on réfléchit vite et bien. Et à partir du moment où on n’a plus d'idées neuves, où on ne fait plus de propositions nouvelles qui seraient susceptibles de faire la différence, on devient un poids mort. Toutes les entreprises du monde, quelles qu'elles soient, ont besoin d’aller de l'avant, de gagner encore et toujours. Donc, si vous dirigez une entreprise qui stagne, vous en serez un jour débarqué, pour laisser place à du sang neuf. Dès que vos patrons se rendront compte que
Votre intelligence s’est épuisée, et que vous ne répondez plus à leur attente, ils vous feront partir en vous mettant sur le dos toute une série d'actes dont vous n'êtes pas responsable. "Qui veut noyer son chien l'accuse de la rage" : Si Pape Diouf est mis sur la touche par ses dirigeants, ce n’est pas à la suite de conflits personnels, mais parce qu’ils l’ont pressé comme un citron, épuisé physiquement et psychiquement. Il y a certes des gens qui ne vont pas manquer d’invoquer le racisme ou la jalousie pour expliquer ce limogeage, mais notre rédaction pense que Pape Diouf a été « chassé » comme un hibou peut l'être par d’autres oiseaux : tous ses amis d’hier sont subitement devenus ses détracteurs.
Et le plus choquant, c’est qu'en Europe, tant qu’on participe individuellement ou collectivement à la victoire, on est Français à part entière. Mais si vous perdez votre efficacité, vous vous ferez jeter comme une vieille chaussette, et tout le monde se souviendra que vous êtes aussi d’origine étrangère, comme Pape Diouf, Tchadien et Sénégalais. Pape Diouf s’est fait donc avoir parce qu’il n’a pas su gérer sa matière grise et aujourd’hui, sa tête n’est ni bien faite ni bien pleine.
On l’a vidée de son continu. Mais le plus grave pour cet ancien journaliste sportif, c'est d’être lâché par tout le monde : Il n’a même pas le soutien moral de la diaspora africaine. Sans compter que les dirigeants de l’OM l’ont remercié en monnaie de singe. Pape Diouf a tellement cru en ses capacités qu'il a oublié à quel genre d'individus il avait à faire. Et ce qui devait arriver est arrivé Mais on est en droit de se demander qui sera la prochaine victime du monde du football professionnel. Quant aux "cerveaux" africains expatriés, nous leur conseillons de prendre bien garde à eux. On ne voudra plus d'eux s'ils ne restent pas "au top" dans tous les domaines !