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12 Juin 2010
Ahmat Zéïdane Bichara/ Toulouse
Ç a y est, c’est le jour J, l’heure de vérité pour les 32 meilleures équipes de la planète présentes en Afrique du Sud pour défendre les couleurs de leur nation respective voire de leur continent lors de cette grande fête du football mondial. On compte aux abonnés absents comme de coutume, les petites nations de football à l’exemple du Tchad, de la Somalie, du Soudan qui ont choisi d’occulter le sport et de s’enfermer dans des politiques sécuritaires, brutales et sectaires dans le seul et unique but de conserver à vie le pouvoir. L’Afrique du Sud de Mandela, le père de la nation, premier président noir post-Apartheid redonne à l’Afrique toute sa dignité et sa place dans le concert des nations.
Non seulement, les sud-africains ont réussi à éradiquer l’Apartheid au bénéfice d’un seul peuple, une seule nation multiculturelle mais ils montrent aujourd’hui à toute l’Afrique, le chemin à suivre pour sortir de cette léthargie. La situation de certains pays pour le moins troublant qui brillent par leur absence aux compétitions internationales mériterait quelques remarques. Là où le bas blesse, ce sont les cas du Tchad et du soudan qui ne décollent guère sinon de façon mitigée pourtant ils disposent d’énormes ressources humaines et des richesses naturelles. Tous avancent à reculons comme si ces deux peuples ont hérité le grenier des malédictions et de la malchance à tel point que même à l’époque du Sodome et Gomorrhe, jamais le monde n’a connu une telle dérive politique et humaine.
Le jour où Deby et El Béchir deviendront des citoyens ordinaires, le peuple soudanais et celui du pays de Toumaï pourraient-ils devenir de véritables nations culturelles et sportives au vrai sens du terme ? Cette incapacité des équipes nationales des pays précités et d’autres vient-elle juste des insuffisances financières, techniques voire politiques ou est-ce une sorte de mauvais sort ? Car, qu’on le veuille ou non, la fierté d’un pays ne réside pas seulement dans l’exploitation des ressources naturelles si immenses soient-elles, mais elle se mesure aussi par capacité des pouvoirs publics de mener une politique ambitieuse et cohérente en matière culturel et sportif. Il s’agit tout simplement de créer les conditions optimales pour donner à la jeunesse de libérer tout son génie créateur et ses immenses talents dans tous les domaines.
Aujourd’hui, la preuve nous est donnée qu’on n’a pas besoin d’être forcément un pays exportateur du pétrole ou du diamant pour hisser très haut les couleurs nationales lors des grandes compétitions sportives et culturelles. Que trouve-t-on de plus précieux et d’inaccessible en Jamaïque, en Côte d’Ivoire, au Ghana, en Algérie, au Brésil, en Argentine ou ailleurs que le Tchad, le Soudan, la Somalie, la République centrafricaine ne dispose pas. Rien du tout. Dieu n’a jamais été raciste ou partiale. La chose la plus incroyable et impensable qu’on trouve dans certains pays dits musulmans ou chrétiens, où leurs chefs d’Etats prônent l’esprit de tolérance, de Dieu à travers le prophète Mohamad ou Jésus, il se passe des choses abominables contraire à l’éthique religieuse.
Au fond, on ne trouve que des discours de peu de foi, d’âmes pervers et dangereuses. Aucun verset coranique, ni biblique n’est pris au sérieux et appliquer à sa juste valeur. Les dirigeants profitent d’ailleurs de l’obscurantisme religieux et de la résignation du peuple pour mieux régner et faire passer leur propre image comme étant leur sauveur à l’exemple de « Abraham de la Bible» Aujourd’hui, le constat est clair qu’au Soudan, au Tchad, au Niger, en Djibouti, ces chefs d’Etats deviennent de plus en plus des indomptables lions assassins.
C’est par ce qu’ils ont su se servir de la religion et de la complaisance voire de la complicité de certains chefs religieux pour écraser leur peuple. Et pourtant les populations n’aspirent qu’à la paix, l’unité nationale, l’autosuffisance alimentaire, l’éducation normale et l’ensemble des disciples sportifs pour se guérir des maux dont elles souffrent actuellement. Mais avant d’en arriver à des jours meilleurs, il ya encore beaucoup de kilomètres à parcourir. Bonne chance à tous les pays représentés et particulièrement aux joueurs africains ! Tout le continent est derrière vous pour garder cette coupe en terre africaine.