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30 Novembre 2017

Scandalisés par les scènes ignobles de vente des migrants subsahariens comme esclaves en Libye, les dirigeants africains, le chef d’État français, les organisations nationales et internationales ainsi que les citoyens ont réagi pour condamner la résurgence des pratiques honteuses d’esclavage en 2017. En visite au Burkina Faso, Emmanuel Macron n’a pas manqué d’évoquer cette tragédie humaine promettant de mettre la question en débat lors du sommet Europe-Afrique. Une réunion en urgence, comprenant la France, le Tchad, le Niger, le Maroc, l’ONU, l’Union africaine et l’Union européenne se tiendra ce mercredi en marge de ce sommet afin d’examiner la question sensible et épineuse de lutte contre les trafiquants de migrants vendus comme esclaves en Libye, selon l’annonce faite par Élysée. L’effort portera clairement sur l’initiative contre les passeurs telle que proposée par le président Macron mardi à Ouagadougou, capitale burkinabè.
Le service de communication de la présidence française indique également que la Chancelière allemande Angela Merkel « sera associée à la discussion ». Au cours de la réunion, la France envisage de « décliner et concrétiser la proposition d’Emmanuel Macron : Sanctions contre les passeurs, démantèlement des réseaux et évacuation des personnes en dangers dans les camps », a précisé la présidence française. La problématique d’esclavage révélée par les images de CNN montrant des migrants vendus aux enchères sur le marché comme esclaves s’est imposée comme l’un des sujets prioritaires du sommet d’Abidjan. De nombreux chefs d’État au sommet s’accordent sur le fait d’intervenir le plus vite possible pour y mettre un terme.
Cette situation les incite à tout faire pour empêcher l’exode des jeunes Africains. Le président de la commission de l’Union africaine pense que la pauvreté et le chômage les « jettent par dizaine de milliers sur les routes qui les mènent vers la mort et l’esclavage. Je m’adresse à vous horrifié et hanté par les images des migrants africains vendus aux enchères sur le territoire libyen ». Moussa Faki pur produit de système du pouvoir africain qui opprime son peuple dans beaucoup des pays du continent, se garde bien de mettre en cause les dirigeants africains dans ce désarroi de la jeunesse africaine désabusée et livrée à elle-même, comme un troupeau sans berger. Prompts à martyriser leurs opposants politiques, bâillonner la presse, verrouiller l’espace démocratique, piller les ressources naturelles et détourner les deniers publics, truquer les élections pour se maintenir au pouvoir, ces dirigeants africains conscients de leur irresponsabilité devant l’Histoire et leurs peuples respectifs se montrent peu loquaces par rapport à un sujet d’une grande importance anthropologique.
Moussa T. Yowanga