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REGARDS D'AFRICAINS DE FRANCE

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 Tchad : « Nous sommes décidément arrivés à un moment où un vieux Tchad refuse de mourir et un nouveau Tchad a du mal à naître » constate Don Ebert.

« Nous sommes décidément arrivés à un moment où un vieux Tchad refuse de mourir et un nouveau Tchad a du mal à naître. Le Tchad est « un grand pays » avec « un petit président » … Ce constat a été fait par Don Ebert jeudi 29 novembre, dans une publication accessible sur les réseaux sociaux.Don Ebert connaisseur de l’histoire sociopolitique de son pays n’y va pas par quatre chemins pour assener froidement que : « Le Tchad est « un grand pays » avec « un petit président » …Quand Trump empêche aux citoyens tchadiens l’accès au sol américain, parce qu’il y aurait des groupes terroristes au Tchad, on est en courroux, il a eu tort, c’est un insensé, un inhumain. On ne cherche pas à voir ce qu’il en est réellement. Comme si Monsieur Deby-le n’avait jamais fait usage du « terrorisme interne» et « externe », pour ainsi piéger ses propres compatriotes et les autres peuples de la sous-région. Quand on ne sait vraiment absolument rien, ni de la géopolitique, ni de la géostratégie, encore moins de la volonté d’extension du système en place et de la tentative de déstabilisation des autres systèmes de la sous-région par Monsieur Deby-le, on se tait, on ne se lance pas dans des analyses beaucoup plus passionnées, beaucoup moins passionnantes, dénuées de sens. Le Soudan, la RCA (République Centrafricaine), le Nigeria, le Cameroun, etc., mais on ne veut rien y croire. C’est cela, ce que disait Woody Allen : « L’avantage d’être un intellectuel, c’est qu’on peut toujours faire l’imbécile, alors que l’inverse est totalement impossible. »

Il justifie son intervention en ces termes : « Quand la justice américaine dit que Trump a eu tort de prendre une telle décision à l’encontre de tout un peuple, ce qui est vrai, on est tout de suite content du travail accompli. Ah, quel soulagement ! C’est une bonne leçon, une bonne claque à Monsieur Trump. Mais quand cette même justice, parce que pointue, parce que plus crédible que la nôtre (faux ?), dit (preuves à l’appui) que Monsieur Deby-le aurait reçu un pot-de-vin pour une transaction bien nommée, elle est à blâmer. Ah, mais quel crime que d’accuser le « Saint » Deby ! Aucune preuve n’est acceptable. C’est une «campagne» qui vise à dénigrer (concept bien choisi, du préfixe latin « niger ») ou à discréditer, rien de plus. Comme si la grande Amérique avait quelque chose de particulier à envier au Tchad. On confond tout, on amalgame tout. Hélas ! «Si les gens savaient par quels petits hommes ils sont gouvernés, ils se révolteraient vite.», disait Talleyrand. Et, dans cette confusion flagrante, on se refuse même à renoncer. Les yeux baissés, on continue de tremper sa misérable plume. On poursuit comme avec finesse et une certaine sagesse : Hynda est une femme très «corrompue», tandis que Monsieur Deby-le lutte depuis toujours contre la «grande corruption » et les « grands détournements ». Vraiment ? Oubliant par exemple que le « détournement de la volonté du peuple » est le crime le plus ignoble qui soit. Franchement, combien de fois Monsieur Deby-le a-t-il détourné la volonté du peuple tchadien ? 2, 3, 4 fois ? Aucune leçon de droit, de démocratie, de bonne gouvernance, de liberté d’opinion et d’expression, d’opposition… Leçon ? Aucune. Ceux que nous croyions être la «solution» à nos problèmes sont donc devenus nos vrais problèmes, et là-dessus, justement, Reis Mirdita n’avait pas eu tort : « La politique a deux vecteurs : l’enrichissement matériel et l’appauvrissement moral ».

Pour conclure son analyse, Don Ebert constate curieusement que : « Lorsque quelques dizaines de jeunes (des enfants bien ciblés) sortent pour soutenir Monsieur Deby-le contre cette supposée «campagne de dénigrement », on est très ravi. Ce sont des «patriotes», des gens fiers, des gens qui aiment leur pays. C'est pourtant leur droit d'exprimer leur opinion, non !? Mais lorsque d’autres, très nombreux d’ailleurs, conscients de ce qui se passe dans leur pays, veulent juste faire un «concert citoyen », pour rappeler à l’ordre, pour sensibiliser, pour essayer de transmettre des valeurs républicaines (quelle noble mission !), ils sont des « suspects », des gens à blâmer, non pas des « patriotes ». On cherche tout de suite à leur coller une étiquette, à savoir « comment ils se sont constitués ». On leur prête des intentions, des mots, des postures, des actions. Qu’ils soient une Plate-forme issue d’un Mouvement citoyen officiellement reconnu, on n’a pas envie de le comprendre. Du coup aucune de nos connaissances juridiques ne sert plus à rien. Un peuple n’a simplement pas le droit de manifester, c'est tout. Parfois, souvent, les lois qu’un peuple se dote doivent être assouplies ou violées pour le bien-être de tous. Et dire qu’on est dans un régime qui se veut «transparent», «démocratique» ! Plus que jamais, la République tchadienne (s'il y en a une encore) se divise en tranches... »

L’analyse de Don Ebert a suscité un tel engouement qu’après juste 5h de temps de sa publication, il obtient 37 likes ou aimés. Des réactions ont commencé par s’enchaîner les unes après les autres comme par exemple celles de : « Nathalie Vaesken, Cher compatriote Don, je pense qu'il te faut prendre quelques cours sur le patriotisme sur la toile. Rire. Pour ma part, je préfère cette définition du patriotisme de Gandhi : Le patriotisme n'est pas exclusif, c'est la même chose que l'humanité : je suis patriote parce que je suis homme et humain. Et non, celle qui m'oblige à défendre l'indéfendable ». Khalil Senoussi Khalil : « Prolixe est l'auteur de ce texte. Il m'a fallu d'abord plusieurs lectures avant toute réaction. En parcourant ces lignes bien tracées, l'on découvre des vérités sur tout ce qui se passe chez nous au Tchad. Nous sommes un pays où le paradoxe au niveau administratif et institutionnel s'est très bien développé. S’agissant du patriotisme, ceux qui soutiennent le système en place sont des patriotes par excellence. Tandis que ceux qui dénoncent ce système sont des apatrides, ennemis du pays. Quelle folie ! ». Ndjikolem Le Bondounga Nelson : « Oui Mr Don le fait que tu nous fasses cette analyse même là c'est un plus et avec la jeunesse actuelle consciente, mature nous savons bien que cela ne continuera pas éternellement un jour le nouveau Tchad triomphera en disant non, c'est assez à travers sa jeunesse. Exemple du Zimbabwe ou le pays dépasse le Tchad de loin mais le nouveau Zimbabwe a dit non au vieux Zimbabwe, on ne s'attendait pas à cela lollllll ! Merci maître on agira ». 

Choix et commentaire de la Rédaction

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