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11 Novembre 2017

Depuis plusieurs semaines, le maire de Clichy, Rémi Muzeau envisageait une action contre les prières de rue organisées tous les vendredis devant l’hôtel de ville. Le maire de Clichy est passé en action en appelant les élus franciliens à se réunir devant la mairie vendredi 10 novembre pour protester contre l’organisation de prières de rue dans sa commune depuis huit mois. Une centaine d’élus avec à leur tête le maire de Clichy a tenté vendredi dans la banlieue parisienne d’empêcher des fidèles musulmans de faire leur prière comme d’habitude dans la rue. Ils ont entonné la Marseillaise au moment où les musulmans entamaient également leur prière. « L’espace public ne peut pas être accaparé de manière irrégulière », a réagi devant la presse Valérie Pécresse, la présidente LR, prenant part au rassemblement. Les prières de rue des fidèles musulmans suscitent souvent de vives polémiques au sein de la société française, notamment de la part de l’extrême droite et de la droite. Maires, parlementaires, conseillers municipaux et régionaux LR, UDI et MoDem se sont retrouvés autour du slogan « Stop aux prières de rue illégales ». Ils sont sortis de la mairie pour aller au-devant des fidèles rassemblés dans une rue piétonne pour la prière Tous protestent ainsi contre la fermeture de leur lieu de culte en centre-ville.
Les fidèles musulmans ont protesté contre la fermeture en mars de leur lieu de culte en centre-ville.Des accusations sont formulées à l’adresse du maire allant dans le sens de son refus d’octroyer de terrain pour construire un nouveau lieu de culte. Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb « doit interdire les prières de la rue. Moi, je dois assurer la tranquillité et la liberté des gens de ma ville », a indiqué M. Muzeau aux journalistes. Interrogé par nos confrères de l’AFP, Hamid Kazed, président de l’Union des associations musulmanes de Clichy a déploré « des provocations » invitant le maire à revenir « au dialogue ». Il faut rappeler que la police avait évacué le 22 mars une salle de prières, à l’issue d’un long bras de fer entre la mairie, qui veut en faire une médiathèque, et l’UAMC, qui refusait de quitter les lieux malgré une injonction de justice. La précédente municipalité socialiste s’est chargée de l’aménagement de la salle, et l’a louée sous un « bail précaire » à l’UAMC, qui voulait la racheter. Au terme du bail, le nouveau maire de la droite, en poste depuis 2015, avait décidé de transformer en médiathèque le lieu qui accueillait quotidiennement de 3000 à 5000 fidèles.
DP M.T.Y