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11 Novembre 2017

« Le président Robert Mugabe contrôle d’une main de fer le Zimbabwe depuis près de quatre décennies, mais l’éviction de son vice-président Emmerson Mnangagwa, un de ses anciens fidèles, pourrait avoir des répercussions incontrôlables à l’approche des élections générales de 2018.Emmerson Mnangagwa a été humilié cette semaine après un bras de fer avec la première dame, Grace Mugabe, qui se retrouve désormais en position idéale pour succéder à son époux âgé de 93 ans » a commenté le reporter de l’Agence France Presse(AFP), Fanuel Jongwe, dont sa publication a été reprise par le journal canadien en ligne Le Devoir ce samedi 11 novembre 2017.Ainsi ,d’après Fanuel Jongwe de l’AFP, ce départ forcé lundi d’un des lieutenants de Robert Mugabe a fait éclater au grand jour les rivalités au sein du parti présidentiel de la Zanu-PF, au pouvoir depuis l’indépendance en 1980.« La situation actuelle est pleine d’incertitudes, estime Piers Pigou, spécialiste du Zimbabwe au centre d’analyse International Crisis Group (ICG). On entre en terrain inconnu. » « Il semble que Mugabe soit prêt à éliminer des pans entiers de la Zanu-PF qui forment la base du soutien historique du parti […] et ce, afin de consolider sa position et le leadership à venir », avance-t-il. À peine tombé en disgrâce, Emmerson Mnangagwa, 75 ans, a fui le Zimbabwe pour l’Afrique du Sud, selon ses proches.
Disons-le que Le rôle qui pourrait être confié à la première dame, âgée de 52 ans, risque de menacer l’avenir de la Zanu-PF. Cette femme au tempérament de feu, connue pour ses goûts de luxe, compte de nombreux opposants au sein du parti et du gouvernement. « C’est le début de la fin pour la Zanu-PF. On assiste à la destruction totale de l’héritage de Mugabe », souligne l’analyste indépendant Dewa Mavhinga à l’AFP.« Si Grace arrive au sommet, elle tombera parce qu’elle s’est fait beaucoup d’ennemis. Elle est dangereuse. La Zanu-PF pourrait être détruite de l’intérieur », ajoute-t-il. Mais celui qui entretient des liens étroits avec les militaires a promis de défier Robert et Grace Mugabe commente le journaliste de l’AFP pour conclure son reportage, les accusant de se prendre pour des « demi-dieux ». Il a assuré qu’il « reviendrait au Zimbabwe pour diriger » la Zanu-PF, qui n’est pas « la propriété personnelle » des Mugabe.La réponse du régime ne s’est pas fait attendre : quelques heures plus tard, il était expulsé du parti, qui tient son congrès en décembre.À cette occasion, Grace Mugabe, une figure très controversée, pourrait être nommée au poste de vice-président désormais vacant.« La grande question est de savoir ce qu’il va désormais advenir de Grace Mugabe », actuellement présidente de la puissante Ligue des femmes de la Zanu-PF, insiste Piers Pigou.
La Rédaction