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9 Novembre 2017

Début des autopsies de 26 jeunes migrantes, un drame qui a ému l'Italie et le Nigeria, ont signé la RTBF et l’AFP. Quelle honte pour l’Afrique et quelle perte pour le continent ? 26 Jeunes filles qui meurent sans que l’on connaisse la vraie cause de leur mort ? A quand s’arrêtera ce malheur qui frappe l’Afrique des pauvres ? ce n’est évidemment pas à la capacité de l’être humain de le savoir et surtout de mettre fin à certaines choses difficilement insupportables pour le fils de l’Homme, mais il est souhaitable que cela s’arrête, ce malheur qui ne frappe que les enfants des pauvres africains, des gens sans moyens financiers ou matériels.
Dans cet article publié le mercredi 08 novembre 2017 par la RTBF et évidement signé d’un reporter de l’Agence France Presse(AFP),l’auteur rapporte que les autopsies de 26 jeunes migrantes retrouvées mortes en mer en fin de semaine dernière ont débuté hier mercredi 08 novembre 2017, alors que les corps des cinq victimes d'un autre drame lundi sont arrivés à Pozzallo, en Sicile.Le cas de ces jeunes filles qui semblaient âgées de 14 à 18 ans a ému en Italie mais surtout au Nigeria, d'où elles semblaient originaires et où le ministère des Affaires étrangères a réclamé une enquête internationale, évoquant « une perte monumentale et un triste moment » pour le pays. Au total, l'Organisation internationale pour les migrations (OIM) a recensé 60 morts et au moins une cinquantaine de disparus depuis le 1er novembre au large de la Libye. Dans le même temps, près de 3.000 migrants secourus ont été conduits en Italie et des centaines d'autres ramenés en Libye. Les premières observations menées par les médecins-légistes sur les 26 corps débarqués dimanche à Salerne, au sud de Naples, n'ont pas relevé de traces profondes, comme pourraient provoquer par exemple les pales d'un moteur, a annoncé le parquet à des médias locaux.
Selon le reporter de l’AFP, les autopsies devraient permettre de déceler des violences plus diffuses subies pendant le périple de ces jeunes filles et déterminer leur âge de manière plus précise. Si l'enquête n'a pour l'instant rien révélé de leur histoire, les statistiques sont sombres : selon l'ONU, 80% des jeunes Nigérianes débarquant en Italie sont victimes de réseaux de prostitution. Les 26 jeunes filles ont été retrouvées mortes lors de deux opérations de secours différentes le 3 novembre, 23 sur un canot en perdition et 3 sur un autre. Dans les deux cas, des dizaines d'autres migrants essentiellement des hommes mais aussi des femmes ont pu être secourus. Lorsque le premier canot a été découvert, l'AFP affirmait alors que c'était « la première fois qu'un des nombreux naufrages de clandestins dans la Méditerranée ne fait que des femmes comme victimes ».
Il ajoute immédiatement que dans les canots surchargés, elles sont souvent placées au centre, où elles risquent, comme les hommes les moins forts, d'être étouffées ou de se noyer au fond de ces embarcations qui prennent toujours l'eau.À Pozzallo, dans le sud de la Sicile, c'est en revanche une mère éplorée qui a débarqué mercredi, avec 58 autres migrants et le corps de son fils mort lundi lors d'un mouvement de panique à bord d'un canot.Les garde-côtes libyens, qui ont récupéré 47 personnes du même canot, et l'ONG allemande Sea-Watch se sont renvoyé la responsabilité du drame, qui a fait quatre autres morts dont les corps sont arrivés dans la nuit à bord d'un autre navire.En rappel, selon Sine Plambech, expert en migrations à la Columbia University, les femmes représentent plus de 50% des victimes en mer, alors qu'elles ne sont que 13% sur les embarcations de fortune partant de Libye.
Ahmat Zéïdane Bichara