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29 Novembre 2017

Figure historique de l’échiquier politique togolais et fils du premier président Sylvanus Olympio, Gilchrist Olympio vient de lancer un appel solennel mardi au président Faure Gnassingbé, qui est confronté à une vague de protestations depuis plusieurs semaines, de ne pas se représenter à la présidentielle de 2020. « Le régime doit accepter le retour aux fondamentaux de la constitution de 1992 », qui stipule qu’un président ne peut pas reste plus de dix ans au pouvoir, a signifié monsieur Olympio, président de l’Union des forces du changement (UFC). Il a poursuivi son propos en disant : « Faure Gnassingbé doit ensuite accepter le principe de ne pas de représenter à la présidentielle de 2020, afin de laisser le champ libre à une consultation démocratique (…) ». « L’occasion vous est offerte d’entrer dans l’Histoire en créant les conditions pour un changement pacifique de pouvoir », a-t-il ajouté au cours d’un point de presse organisé à son domicile à Lomé.
Malgré les tentatives en cours pour amener les protagonistes sur la table de négociations et de dialogue, l’opposition maintient la pression sur le pouvoir qui fait de la résistance. Trois nouvelles journées de manifestations sont prévues pour le 29 et 30 novembre et 2 décembre. Pour calmer les ardeurs des partisans de l’opposition, le gouvernement envisage d’organiser un référendum en vue de faire adopter une réforme prévoyant notamment une limitation des mandats présidentiels, mais la mesure envisagée n’est pas rétroactive, donnant la possibilité à monsieur Gnassingbé de se présenter aux scrutins de 2020 et 2025. Gilchrist Olympio, âgé de 80 ans a créé la surprise en annonçant également son retrait de la vie politique au Togo où il a pratiquement consacré près de 50 ans de sa vie à mener de combats politiques en affrontant tour à tour le régime de Gnassingbé Eyadéma et celui de son fils Faure Gnassingbé qui l’a remplacé en 2005. « L’avenir de l’UFC, de la contestation politique, et du Togo, devront demain être imaginés et poursuivis par des jeunes hommes et femmes de moins de 80 ans », a fait savoir celui qui a repris le flambeau de la lutte pour défendre l’héritage de son défunt père Sylvanus Olympio assassiné dans la nuit du 12 au 13 janvier 1963 par un groupe de militaires. Le peuple togolais est aujourd’hui lassé de voir la même famille exercée le pouvoir du père en fils depuis près 55 ans.
Moussa T Yowanga