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15 Décembre 2017

Les autorités australiennes viennent de mettre en place un dispositif législatif contraignant destinée à interdire aux pédophiles condamnés de voyager à l’étranger où ils seraient susceptibles de récidiver. Entrée en vigueur mercredi, la mesure entend protéger les enfants vulnérables contre des prédateurs imprévisibles. Dorénavant, les pédophiles dûment enregistrés comme tels auprès des services de police ne peuvent quitter l’Australie sans en avoir été autorisés par les forces de police. La violation de cette disposition constitue un délit puni par la loi. Les autorités australiennes peuvent même procéder à l’annulation de passeport des pédophiles qui auraient enfreint cette mesure. Les pédophiles enregistrés sont ceux qui ont été condamnés pour les faits les plus graves. Ces pédophiles sont interdits d’exercer des professions les mettant en contact avec les enfants et sont tenus de signaler à la police leurs mouvements. « L’Australie compte jusqu'à 20 000 pédophiles condamnés et enregistrés qui ont purgé leur peine, mais sont soumis à des obligations de contrôle judiciaire pour protéger les gens », s’est exprimée, la ministre des Affaires étrangères Julie Bishop.
Elle a également ajouté : «Pendant trop longtemps, ces prédateurs ont pu se rendre incognito à l’étranger, y compris dans des pays où les lois sont moins sévères, ce qui signifie qu’ils ont l’opportunité de commettre des crimes abominables». Des statistiques allant dans ce sens indiquent qu’en 2016, selon Madame Julie Bishop, 800 de ces condamnés se sont rendus à l’étranger, bien souvent dans des pays asiatiques en développement, et environ 40% l’ont faits sans avertir la police. « Cela va cesser », a-t-elle prévenu. Il n’est pas anodin de rappeler que ces dernières années des cas d’exploitation sexuelle à l’étranger se sont considérablement multipliés. Et l’exemple le plus emblématique est l’affaire Robert Ellis qui a défrayé la chronique. Cet Australien a été condamné pour abus sexuels sur 11 fillettes indonésiennes dans l’île touristique de Bali. Le rôle néfaste de l’internet dans l’exploitation sexuelle des enfants demeure l’une des préoccupations constantes du gouvernement australien, qui envisage la création de nouveaux délits ainsi que l’aggravation des peines pour les abus diffusés en streaming ou la manipulation en ligne. Moussa T. Yowanga