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REGARDS D'AFRICAINS DE FRANCE

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France-Sport : La ligue de football professionnel autorise l’arbitrage vidéo dès la saison prochaine.

L’introduction de l’arbitrage vidéo est un débat récurent qui suscite autant de passions et de polémiques au sein du monde sportif du ballon rond. La Fédération française de football (FFF) n’y échappe pas. Les partisans de l’utilisation de la vidéo pour assister les arbitres ont gagné considérablement du terrain au fil du temps et au fur et à mesure que les matches sont entachés des multiples erreurs des hommes en noirs. Le jugement erroné ou mauvaise décision des arbitres faussent les résultats des matches et créent un malaise dans le milieu du football. Il devient impératif de trouver une solution qui sauve la face et ramène la sérénité dans le monde du sport roi. Et la Ligue de football professionnel (LFP) a donné un avis favorable ce jeudi, à l’introduction de l’assistance vidéo à l’arbitrage dès la prochaine saison en L1.

L’entraineur de l’équipe OM, Rudi Garcia n’a pas tardé   d’applaudir de deux mains cette mesure après l’élimination de son équipe face à Renne en coupe de la Ligue, défaite attribuée à tort ou à raison aux mauvaises décisions du corps arbitral. « Il est temps qu’on aide nos arbitres avec de la vidéo », s’est-il exprimé. « La vidéo sera en L1 la saison prochaine », s’est réjoui pour sa part le président de Guingamp, Bertrand Desplat à la sortie des débats. Le président de la Fédération française, Noël Le Graët partage les mêmes sentiments exprimés par la plupart des dirigeants des clubs : « Je crois que c’est une bonne initiative, tous les présidents des clubs la souhaitent, les arbitres aussi, les autres observateurs aussi je crois ». « Si tout est au point, on devrait commencer dès le début de saison », a-t-il rassuré.  Les conditions de son utilisation sont limitées à quatre types de situations bien précises : validation d’un but ou d’un penalty, attribution d’un carton rouge direct et confirmation de l’identité d’un joueur sanctionné. Des expérimentations de ce système se font à travers le monde depuis 2015.

Il va s’en dire que les résultats sont parfois contrastés comme en Allemagne. En France, les tests n’ont été effectués que lors de récents matches amicaux des Bleus et la vidéo au service des arbitres sera aussi utilisée lors des quarts de finale des coupes nationales. Ce sera l’avant-première, avant son application grandeur nature en L1. « Je pense qu’il faut faire comme la plupart des pays développés et suivre le mouvement, a laissé entendre le président lyonnais Michel Aulas. Au moins pour certaines actions, la vidéo est nécessaire ». Le président marseillais Eyraud victime d’une injustice du corps arbitral s’insurge contre l’avis des anti-vidéo « Il y a un danger, c’est que certains réclament moins de technologie ». « Au contraire j’en réclame plus vite. Si la technologie ne garantissait jamais le « zéro erreur », elle serait à même de limiter les fautes. C’est absolument nécessaire vu les enjeux », a-t-il insisté. Cette mesure sera définitivement entérinée après la décision de l’organisme en charges des lois du jeu, qui est appelé à se prononcer en dernier ressort sur l’autorisation ou non de la vidéo lors de la saison prochaine prévue en mars 2018. 

Moussa T.Yowanga

 

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