Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
16 Décembre 2017
A retenir: « Il faut bien préciser dès le départ qu’il est interdit aujourd’hui de ne pas parler des races s'agissant des personnes dans beaucoup de pays dans le monde. On peut bien se servir de mots nobles pour désigner les humains, sauf « race ».
Ceci étant dit, pour ceux qui ont eu la chance de passer par les classes de Terminales d’où ils proviennent, se souviendraient certainement de cette fameuse citation philosophique d'Albert Einstein : « Il n’y a rien de tel qu’une question idiote, seulement une réponse idiote ». Monsieur Garisson dans la série « South Park » eut ajouté : « Il n’ y a pas de questions stupides, seulement des gens stupides ». Ceci montre bien combien de fois la liberté de penser ou d’expression bien qu’elle soit limitée par beaucoup d’obstacles, est l’expression première de ce que l’être humain vit comme souffrance morale et physique ou naturellement de simples émotions. Disons-le ironiquement, bravo les Libyens qui ont réussi à pousser les Noirs à l’extrême avec les récentes images de honte diffusées par la Chaîne de Télévision CNN sur la vente des Africains d’origine Subsaharienne candidats à l’exil. Il semble encore difficile à beaucoup d’Africains conscients ou simplement fragilisés et bouleversés d’effacer de leur mémoire de telles images insoutenables, dégradantes et humiliantes. Voilà pourquoi on retrouve encore des gens qui posent souvent des questions étonnantes ou insolites comme cet Ouest-Africain sur les conditions de vie des Noirs en général. Dans ce 20ème numéro de Parole au peuple, la participation à ce débat via les réseaux sociaux n’est pas énorme, mais très profonde et essentielle susceptible de faire réfléchir. Voici donc ci-dessous la question de Diabagate De Kolia.

Diabagate De Koila, Ouest-Africain de ses origines, jette donc sur la toile une question très embarrassante : « La Race noire est-elle une race maudite ? (Types de personnes N.D.L.R»
Ovode Fadaka Ilupe lui répond catégoriquement par la négation, cet homme qui ne supporte plus les images de vente des noirs sous forme d’esclaves en Libye dit : « Pas du tout. Au contraire ».
Diabagate De Kolia ne comprend pas la réaction du premier intervenant. Il pensait attendre quelque chose de satisfaisant. : « La pensée, pas du tout ? Au contraire ? »
Soumahoro Nouho Aime Dualla intervient avec deux points différents en thèse et antithèse : « Je dirai non et oui. Je pense que Dieu nous a créé maudit car il dit que la diversité des couleurs et des idiomes est son propre vouloir. Mais la résolution de nos problèmes sont tellement simples qu'on se demande si quelque part on n’a pas été maudit. Tous les dirigeants ont la même politique du ventre. Comment un dirigeant arrive à acheter un véhicule à 20,30, 40,90 millions et incapable de payer une machine agricole ? Que s'est-il passé pour que dans les années 70 nos pays vendaient le riz au pays asiatiques et qui aujourd'hui nous vivons en mendiant le riz de ces mêmes pays ? Si la malédiction n'est pas naturelle, quant a-t-elle commencé ? Qu’avons-nous fait ? Il est possible aussi que nous ne soyons pas maudis (ma propre conviction) mais où est le problème alors ????? Une erreur de frappe j'ai voulu dire au début que Dieu ne nous pas créé maudit »
Assourama Assourama dit :« OK, je pense que la réponse à ce problème du Noir d'Afrique vient de la colonisation, le colon a réussi à créer une élite corrompue en Afrique et lui a laissé la charge de corrompre les générations futures ».
Bouafitiny Diabate est plutôt du genre optimiste et préfère relativer les choses : « Pas du tout ! Tout va changer en bien un jour, tout ceci pour un lendemain meilleur, tout ceci nous emmènera à prendre conscience ça sera le déclencheur ».
Forgeron Massatchê Traore taxe ce sujet de débat d’une : « Violente question » Pourtant nous avons des gens de race(type) noire qui enseignent dans des grandes universités à Paris à Londres même aux USA...Vivement un changement de mentalité Rien n'avoir avec une prétendue malédiction ».
Fatou Ella Hien se tourne vers l’auteur du sujet avec une question bien précise : « Qu'est ce qui n'a pas marché ? »
Abdoulaye Ibrahim partage le point de vue de Forgeron Massatchê Traore en ce sens que : « La race noire n'est pas maudite, mais, elle-même a cherché la malédiction, et continue d'être maudite lorsqu'elle ne change pas de mentalité, La notion de race n'existe pas en ce sens. Il y a la race humaine mais pas de race blanche noire jaune etc. La variabilité génétique entre les populations n'est pas suffisante pour une classification de races. Il peut y avoir plus de différences entre 2 individus d'une même population qu'entre 2 individus de populations différentes. Ceci explique par exemple comment Barack Obama a un sosie philippin ? Le réel problème est culturel et donc éducationnel ».
Mariette Amouva pose une succession de questions à Diabagate De Kolia : « Et pourquoi le serait-elle ? Parce que les « autres » le disent ? Auraient-ils réussi à t'en convaincre au point où tu t'interroges et interroge ? Soyons sensés ».
Diabagate De Kolia se justifie en lui donnant des explications : « Rassure-toi je ne suis pas fou. Mais quand je regarde beaucoup de choses je me pose aussi la question ».
Ahmed Cheik Kone est formel : « Aucune race n'est maudite. La malédiction est liée aux actes que nous posons. Elle n'est pas là (la malédiction) a priori
Diabagate De Kolia ne désarme pas et demande toujours à savoir : « Pourquoi alors ? ».
Ahmed Cheik Kone ressent l’obligation de donner des explications précises pour amener son interlocuteur à comprendre bien facilement que les Noirs ne sont pas maudits : « L’arabe n'est pas supérieur au non arabe etc.... Le meilleur d'entre vous sont les pieux. Maintenant par rapport à quel référentiel tu poses ton interrogation. Voilà à mon humble avis l'aspect crucial ».
Diabagate De Kolia n'est pas du tout satisfait. Dans sa tête la liste des fléaux qui frappent l’Afrique ou les Noirs est bien longue : Nous manquons de tout. Jalousie, paludisme etc. Une épreuve généralisée ».
Ahmed Cheik Kone met un terme à ce tic au tac entre eux : « Je comprends grand frère, mais si tu vois bien au pays des blancs, ils manquent aussi de beaucoup de choses. On manque tous de certaines choses ou disons-le en fonction de notre zone géographique, on a des choses qui nous échappent. Certes, ta question a son intérêt à partir du moment où la nuance entre l'épreuve et la malédiction est très fine à percevoir. Saches que l’arabe n'est pas supérieur au non Arabe etc.... maintenant par rapport à quel référentiel tu poses ton interrogation ».
Toure Minkhady De Koila ne fait pas de la littérature longue. Il dit justement : « Non ! ».
Mouss-Kader Diamandé pense aussi comme Forgeron Massatchê Traore que la question de Diabagate De Kolia est : « Violente, mais question quand même ? Et pourquoi cette interrogation, Diabagate De Koila ? ».
Diabagate De Koila lui répond : « Pour arrêter de méditer dessus ».
Mouss-Kader Diamandé : « Cela te tracasse à ce point ?
Diabagate De Kolia lui répond sincèrement par une litanie de termes connotés :« Beaucoup même : Esclavage, colonisation, néocolonialisme, pseudo-indépendance, paludisme, illettrisme, courte espérance de vie, jalousie, dépendance, acculturation, dépigmentation, suivisme mouton etc ».
Adingra Oscar se tourne lui aussi vers Diagabate De Kolia en lui apportant son soutien : « Je pense bien grand frère car la couleur Noire est signe de malheur en Afrique ».
Allassane Diarrassouba refuse en apportant des éléments de réponse sous forme d’une conclusion à ce débat : « Je dirai non ! L’Afrique doit se penser elle-même. Il lui est possible de s’assumer et assurer son développement. Yes we can ! Optimisme ! ».
Choix et commentaire de Ahmat Zéïdane Bichara