Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
16 Décembre 2017

Cette information provenant du secrétaire général de la CTDDH (Coordination tchadienne des associations des Droits de l’Homme), a pour but de révéler l’anarchisme, le désordre organisé et orchestré par le régime tchadien d’Idriss Deby Itno et surtout le futur stupide et insensé découpage territorial de la République du Tchad. Monsieur Mahamat Nour Ibedou qui semble signé cette analyse à titre personnel n’a pas perdu du temps pour prouver à l’opinion tchadienne et internationale que : « Notre tyran est passé également maître dans l’art de divertir l’opinion nationale et de l’occuper par des événements qu’il crée de toutes pièces; parce que la mauvaise gouvernance qu’il pratique doit toujours être alimentée par des faits nouveaux ». Vous trouvez encore des phrases assez dures et vraies à l’égard du pouvoir central d’Idriss Deby Itno comme : « Les multiples remaniements des gouvernements et les innombrables changements de Premier Ministre participent de la même logique et ont toujours été des sujets de spéculation et d’emballement dans beaucoup de milieux de responsables tchadiens ».Mahamat Nour Ahmed Ibedou aussi déclare que : « Le projet de découpage territorial proposé par le Comité technique Chargé des Réformes institutionnelles, projet cher à Idriss Deby est comme il fallait s’y attendre porteur en son sein des germes de potentiels conflits identitaires ».
En effet depuis son arrivée au pouvoir, Idriss Deby dont le souci permanent n’avait été que la recherche de la pérennisation de son pouvoir a toujours utilisé l’arme classique de la division. Il a toujours joué sur la fibre ethnique en dressant les communautés les unes contre les autres ; cette sinistre politique est exécutée par ses relais et autres faire valoir locaux que sont les gouverneurs, les Préfets, sous-préfets etc…. Le projet actuel de découpage territorial entre ainsi en droite ligne dans cette politique de diviser pour régner qui a coûté au Tchad plusieurs vies humaines. Idriss Deby sait par exemple que les ressortissants de Bongor n’accepteront jamais que le futur chef-lieu de leur région soit déplacé à Pala ; ceux de Fada auront du mal à accepter Amdjarass comme nouveau chef-lieu etc. mais pour lui, c’est justement l’objectif à atteindre : exacerber les différents entre les communautés du pays pour se faire oublier. Notre tyran est passé également maître dans l’art de divertir l’opinion nationale et de l’occuper par des événements qu’il crée de toutes pièces ; parce que la mauvaise gouvernance qu’il pratique doit toujours être alimentée par des faits nouveaux.
On laisse par exemple filtrer une information selon laquelle Hinda Deby est en disgrâce et que le divorce d’avec Idriss Deby est imminent et voilà tous les carrefours de N’Djamena occupés pour un bon bout de temps à épiloguer sur le sujet. On ne compte plus les « coups d’états » déjoues dont les détails savamment distillés au public alimentent des conversations pendant quelques mois dans les cercles des cadres civils et militaires de la capitale ; les multiples remaniements des gouvernements et les innombrables changements de Premier Ministre participent de la même logique et ont toujours été des sujets de spéculation et d’emballement dans beaucoup de milieux de responsables tchadiens. L’objectif étant d’occuper au maximum l’opinion nationale afin de lui faire oublier la misère, l’injustice l’arbitraire et l’accaparement des richesses nationales par son clan. En sommes si le régime Deby a vécu aussi longtemps, c’est en partie dû à cette politique de division des composantes ethniques du pays, de divertissement de l’opinion nationale et surtout du drainage des attentions des tchadiens vers des problèmes marginaux ; cette politique comme on pouvait s’y attendre est entrain de montrer ses limites : il suffit de voir le tollé que ce projet de découpage territorial a soulevé pour s’en convaincre. »
La Rédaction