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REGARDS D'AFRICAINS DE FRANCE

Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !

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Parole au peuple (12ème) :« Soutenir des accusations infondées contre notre pays au nom de critique contre la gouvernance de Deby, c'est antipatriotisme », estime Kébir Mahamat Abdoulaye.

C’est vraiment impensable ! Plus de 60 ans après les indépendances de beaucoup de pays africains du joug colonial, il existe encore parmi ceux-là, dont les populations continuent de ramener sur la table des débats publics la question du nationalisme ou du patriotisme. Comment reconnait-on un vrai nationaliste ou un vrai patriote ? Suffit-il de clamer haut et fort ou de brandir une pancarte pour que l’on admette que vous êtes un vrai nationaliste ou un vrai patriote, à l’exemple de celui qui garde le silence en défendant corps et âme tout de même son appartenance ou son attachement à ce pays-là ? Le patriotisme ou le nationalisme vous amène-t-il de soutenir aveuglement sans aucune graine de critique votre pays et vos dirigeants des accusations infondées venant d’un autre pays ou d’une quelconque organisation comme le dit l’économiste et analyste politique Kébir Mahamat Abdoulaye dans ce débat qu’il a posté sur internet ? Et ceux qui n’apportent pas leurs soutiens face à des accusations soi-disant infondées contre leur pays et leur président de la République,deviennent-ils obligatoirement des antipatriotes ou des antinationalistes ? Que se cache-t-il derrière la question de monsieur Kébir Mahamat Abdoulaye et en posant une telle question, quel message veut-il adressé au peuple tchadien et à tous ceux qui ont un lien avec le Tchad, ce malheureux pays d’Afrique central qui a de la peine à sortir sa tête du noyade politique et économique ? Dans ce douzième numéro de Parole au peuple, vous trouverez les éléments de réponse à toutes ces questions soulevées ci-dessus liées à l'antipatriotisme selon Kébir Mahamat Abdoulaye.

Kébir Mahamat Abdoulaye pose le débat : « Soutenir des accusations infondées contre notre pays au nom de critique contre la gouvernance de Deby, c'est antipatriotisme ».

Ngassidi Djaldi Tabdi riposte de façon directe en lui adressant un message fort : « Kébir, il faut arrêter de nous bassiner avec tes soutiens au régime. Je pense que tu commets une erreur en confondant le pays au régime honni par la majorité du peuple. En dehors de passer son temps à contenir le peuple et le terroriser, le régime est loin de contrôler toutes les frontières du Tchad. Encore pire, le Tchad a un système d’état civil qui permet à n’importe qui de se passer pour un tchadien. Cela peut être très dommageable pour le Tchad lui-même. Ceux disent que la décision américaine est justifiée, le disent parce que ces décisions touchent le régime et non le peuple Tchadien. Très peu sont des tchadiens qui se soucient de savoir comment aller en Amérique. Ils ont suffisamment à faire pour chercher comment avoir un repas par jour. Les allez et venus entre le Tchad et les États-Unis relève du privilège des proches du régime et si cela peut éviter qu’ils partent aux États-Unis profiter de l’argent planqué là-bas alors tant mieux. Pour ce qui est de la corruption, il ne t’a pas échappé que c’est le cœur, l’essence du système de gestion et de gouvernance du régime. Tout tchadiens est corrupteur malgré lui et tout agent de l’administration est un corrompu depuis le planton jusqu’au sommet de l’Etat. Qu’une justice se saisisse du problème ne peut que réjouir les patriotes. Ces accusations d’antipatriotisme me font penser à l’époque de la DDS. C’était le motif passe partout pour mettre les citoyens en prison. C’est une accusation qui a un relent d’intimidation. Sache que c’est une époque révolue. Le terrorisme c’est de mettre Babouri, Laoukein et tant d’autres en prison. Le terrorisme c’est la répression des manifestations pacifiques. Les non patriotes sont ceux qui détruisent le Tchad et asservissent le peuple et non ceux qui dénoncent cet état de fait et demandent une équité pour les tchadiens et une efficacité dans la gestion de la chose publique ».

Jean-Pierre Baptiste ne rentre pas dans le jeu de monsieur Kébir, mais dit de façon simple ce qu’il pense :« Que ces accusations soient infondées et injustes c'est ton point de vue et ceux qui ont des points de vue contraires ne doivent pas être de facto traites d'apatrides. Nul n'a la science infuse. En quoi la décision de l'administration Trump change t'il la vie des populations tchadiennes ? Le peuple a besoin de choses basiques qu'un gouvernement doit mettre à sa disposition manger à sa faim, avoir accès aux soins, avoir une bonne éducation pour ses enfants, et avoir la possibilité de choisir librement ses dirigeants. On peut épiloguer pendant des heures dessus. Étant un homme politique tu devrais prendre de la hauteur et accepter les points de vue contraires et non t'enfermer dans des affirmations. Tu dois essayer de convaincre et comprendre les avis contraires au tien. Tout le monde ne peut pas aimer Idriss Deby maintenant que les gens associent la décision de Trump a une mauvaise gouvernance c'est un point de vue qui peut aussi se défendre. Il faut juste être plus consensuel quand tu défends tes idées. Les propos extrémistes ne peuvent en aucun cas résoudre les problèmes et rapprocher les points de vue. Salam petit frère ».

Khalil Senoussi Khalil nuance son intervention en déplorant la décision de Donald Trump qui pénalise tous les Tchadiens :  Sauf que les accusations sont portées contre un seul individu en premier lieu. Mais c'est toujours le pays qui subit le coup dur. Ce sont les Tchadiens qui seront privés d'accéder au territoire américain. Lamentable ! »

Ben Haliki Junior rentre au débat sans trop comprendre le sujet du débat posé par monsieur Kébir : « Je suis un profane qui cherche à comprendre l'énigme que tu as posé, c’est pourquoi je t’ai posé cette question. Je le répète vous êtes libre à me répondre ou pas ».

Nassartebaye Nguengar ne débat pas exactement sur le sujet posé par monsieur Kébir, mais exprime sa colère sans toutefois viser directement une personne ou une autorité quelconque : « Tchad État voyou ou Tchad État terroriste, les deux termes sont équivalents chez les Américains et de même conséquence dans les décisions ».

Issa Galmay Moussa interroge directement monsieur Kébir : Qui a refusé de collaborer avec les États-Unis d'Amérique dans la question de sécurité ce n’est pas le peuple bien sûr y avait un capitaine qui pilote le navire et celui qui nous... ! Il n'y a rien anti patriotisme je pense »

Hassan Issa Abba apporte son soutien à monsieur Kébir, tout en reconnaissant une faille dans la gouvernance de ce régime d’Idriss Deby Itno : « Honnêtement on peut reprocher bien des choses à nos autorités mais les acharnements de ces derniers temps sont inacceptables et faux. Le monde entier ne le croit pas et se dommage que juste parce que moi je ne suis pas d'accord avec lui ou sa gestion que je mets fermer les yeux, voir même une volonté de déstabilisation de notre pays. Je suis déçu par le comportement de certains de mes compatriotes qui se croit dans leurs rôles. Ce président (Donald Trump) a fait quoi d'appréciables même pour son propre pays ? Depuis qu'il est à la tête de son pays il fait du n'importe quoi, la dernière de ces actes ignobles c'est aujourd'hui sur le cas de la Palestine, allez nous dire encore c'est salutaire ».

Yamani Tchoroma Malloum aborde le débat en allant dans le même sens que Hassan Issa Abba : « Je valide. Tu as tout à fait raison. La patrie avant tout c'est la règle de base, pour un citoyen normal il doit être animé par cet espèce d'attachement sentimental indéfectible envers son pays que moi je l'appelle jalousie patriotique. Hélas, tellement que certains de nos compatriotes sont aveuglés par cette haine anti-Débyenne qu'ils nient l'évidence, que ces accusations sont injustes, infondées et sujettes à une hypothèse de théorie de complot dont notre chère patrie est victime ».

Youssouf Tahir Ali fait son entrée en justifiant que : « Les grandes puissances utilisent tous les moyens possibles intimidation, hypocrisie, calomnie…pour faire valoir leurs intérêts ; et je crois que tel en est le cas aujourd’hui. À la vue de ces agissements ; tout Tchadien épris de paix, patriotisme, jalousie et tout Intellectuel ayant une capacité d’analyse doit conclure que les avantages de pays de l’oncle SAM sont menacés au pays de Toumai.S aligner derrière une nation étrangère que la sienne ne grandira jamais est mon avis. Certes nous sommes pas saints ; mais jouer à l apatride ne fait semer la haine en soi et chez les compatriotes. Ensemble pour un Tchad uni, fort et prospère ».

Khalil Senoussi Khalil met un doute sur le sujet du débat lancé par Kébir avec une intervention au conditionnelle : « Si le système qui pilote le pays commet une faute, ce sont les gouvernés qui subissent les conséquences. C'est ça ! Activer la diplomatie pour étouffer ce petit feu, c'est le meilleur souhait ! ».

Eva Souleyman administre des conseils à ses compatriotes en ce terme : « Je pense qu'il est temps pour vous de clore le débat sur ce sujet. Le Tchad est en train de travailler avec les USA afin de sortir du blocus. Dans un débat vous aurez toujours des pro et con et tel est la nature de tout débat ».

Didier Lalaye s’adresse directement à Kébir Mahamat Abdoulaye l’auteur de ce sujet de débat avec un avertissement assez prudent : « Pardon, laisse la justice faire son travail en attendant que les pro-Deby continuent de brûler le drapeau américain. Je vous avertis : on ne brûle pas un drapeau américain sans conséquences ».

Le journaliste et activiste Abel Maïna s’adresse aussi directement à Kébir Mahamat Abdoulaye. On sent il est en colère et ne comprend pas Kébir qui donne l’air de changer brutalement de paysage politique avec des débats pro-majorité présidentielle qui lui apportent colère et insultes : « C'est quoi ton patriotisme ? Que fais-tu de concret pour que les choses changent en dehors des copiés-collés et des selfies ? Arrête de toucher à l'intégrité et à l'amour des personnes parce que nous refusons de soutenir Idriss Deby. Notre amour pour le pays est indéfectible et nous n'avons pas de leçons à recevoir des opportunistes et surtout d'une personne à la recherche d'une notoriété. Ton patriotisme et ta lutte a commencé quand ? »

Abdramane Abakar Hissein émet ici un procès d’intention en abordant le sujet du débat à peu près de la même manière que le journaliste Abel Maïna : « Kébir Mahamat Abdoulaye veut la poste de ministre de finance. Ce régime de Deby a besoin des gens comme Kébir. Mais l'avenir nous jugera ».

Mahamat Nour Youssouf Issa reste très attaché à la justice tchadienne et internationale : « Laissons la justice faire son travail et de deux vu sa méthode de gouvernance tout est possible mais nous laissons la justice il est innocent jusqu'à l'inculpation ».

Mahamat Moussa Khalil appelle ses compatriotes à la prudence : « Nous n’avons aucun intérêt à faire un bras de fer avec les USA. Il faut que notre diplomatie s’active pour trouver une solution ».

Kébir Mahamat Abdoulaye l’auteur du débat en bon orateur s’adresse à Abel Maïna en ce terme : « Abel Maïna, tes commentaires portent toujours sur ma modeste personne. Tu sais pourquoi ? Tu n'as pas d'arguments pour discuter. Tu aimes le débat de personnes à la place de débats d'idées et des grandes réflexions. Peut-être discuter sur la personne de Kébir est un moyen d'exister dans les débats même d'idées. En quoi tu te sens viser dans cette publication à moins tu t'estimes être parmi ces personnes ».

Mahamat Soumaïla temporise les choses paraissent prendre une autre tournure tout en soutenant Abel Maïna : « Cousin Kébir, je pense que Abel Maïna. À tout à fait raison. Et il a dit ce que tout le monde pense de toi. Avant de prendre ta plume, il faut réfléchir cousin ! Comme disait l'autre cousin du Burkina. Si ce n’est pas de griotisme c'est quoi alors ? »

Saleh Gossingar apporte son soutien à Kébir tout en restant éloigné : « Forcément non... Mais en bon français c'est ainsi que cela devrait être écrit... Et mon frère Kébir le patriotisme n'est pas le chauvinisme pensez-vous que les Américains qui manifestaient contre la guerre du Vietnam étaient antipatriotiques ? On peut soutenir les critiques venant d'ailleurs si elles sont justifiées sans pourtant être contre son pays ».

Alifa Abba Guemé attire l’attention de monsieur de monsieur Kébir Mahamat Abdoulaye : « L’honnêteté intellectuelle voudrait que vous preniez en compte cette petite rectification cher grand frère Kébir. Sur ce passage, on ne pourra que dire : « C'est antipatriotique » ou « c'est de l'antipatriotisme. Merci ».

Khalil Issa est de ceux qui se sont adressés directement à Kébir : « Monsieur Kébir Mahamat Abdoulaye, tu es le guru qui prêche la tolérance et l'esprit d'ouverture dans les débats. Alors, pourquoi Diable, tu ne fais que balancer des thèmes avec des sentences telles que « untel n'est pas un patriote parce qu'il n'épouserait pas tes assertions » ? Il ne faut jamais questionner le « patriotisme » des gens car il y-a assez de faux patriotes. On aime tous notre pays mon cher ».

Ali Ahmat ajoute de façon ironique :« Frère Kébir, tu es en train de perdre toute crédibilité sur la toile... De grâce, laisse tomber cette histoire de patriotisme ou pas... Tu n'es pas plus patriote que nous autres... Bon j'espère qu'on te créera un ministère de patriotisme où tu seras le seul à délivrer les attestations de patriotisme... »

Mahamat Issa Moussa s’adresse aussi à l’auteur de ce débat sur le patriotisme sous forme d’un conseil et aussi le point final de cette discussion sur le net : « Encore vous grand Kébir, sur l'éternel débat « patriotes/antipatriotes » ! Relativement à interdiction de l'entrée des tchadiens sur le territoire américain, cela se base sur des considérations sécuritaires. Étant donné que nos papiers sont délivrés aux plus offrants ; les américains sont fondés à s'inquiéter. Concernant la corruption du président peut être qu'il est coupable ou non. D'où vient l'antipatriotisme des tchadiens qui veulent la vérité ? Je trouve que c'est un peu fort de dire ça. Il nous a beaucoup abreuvé avec ses analyses, éclaircissements. C'est cette fois-ci que nombre de compatriotes ne partagent pas son analyse de la situation ».

Encadré : Ce débat n’est pas terminé. Beaucoup de personnes ont participé. Vous aurez forcement la suite le samedi 9 décembre 2017 ou le jour suivant.

La Rédaction 

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