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8 Décembre 2017

Cette information a été commentée par la journaliste Sonia Dridi dans un article publié par la RTBF le jeudi 07 décembre 2017. Selon la journaliste Sonia Dridi, plus de 81% des évangéliques ont voté pour Trump et ils ont aujourd’hui beaucoup d’influence sur le président américain notamment car le vice-président Mike Pence, est évangélique. Ils avaient déjà essayé d’imposer ce projet à Ronald Reagan puis à Georges Bush mais ces derniers ont refusé. Pour cette droite très conservatrice, l’État d’Israël est la réalisation de la volonté divine exprimée dans la Bible. Ils pensent que pour que Jésus revienne sur terre, il faut à nouveau réunir les conditions de son avènement, ce qui passe par la reconnaissance d’Israël comme État juif. Pour les évangéliques, l’État hébreu est aussi l’un des alliés de premier plan des États-Unis dans sa guerre contre le terrorisme. Plus de 400 000 visiteurs américains évangéliques se rendent, chaque année, en Israël. Elle met ses explications au conditionnelle en disant que si Donald Trump a déclaré ce mercredi 06 décembre 2017 qu’il était temps de reconnaître officiellement Jérusalem comme capitale d’Israël, c’était surtout pour tenir une promesse de campagne faite à ses électeurs évangéliques.
La reconnaissance de Jérusalem comme capitale est la première étape. La droite évangélique américaine réclame depuis des dizaines d’années le transfert de l’ambassade américaine à Jérusalem. Cette décision américaine eut immédiatement suscité la colère des Palestiniens suite à la décision de reconnaître Jérusalem capitale d'Israël.On compte déjà une centaine de blessés. Des Palestiniens en colère ont affronté les soldats israéliens et brûlé le portrait de Donald Trump jeudi pour protester contre la décision unilatérale et potentiellement explosive du président américain de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.A Hébron, Ramallah, Bethléem, Qalqiliya, Jénin, bref, la plupart des grandes villes palestiniennes, il y a eu des incidents. En général des groupes de jeunes Palestiniens en colère se sont réunis pour contester la décision de Donald Trump.
Face à eux, des soldats israéliens en tenue anti-émeute. Aux jets de pierres, les soldats répondent par des tirs de gaz lacrymogènes, des jets d'eau, et puis des tirs de balles en caoutchouc, voire à balles réelles. Selon un dernier bilan du croissant rouge palestinien, il y a eu une centaine de blessés, dont une vingtaine par balles en caoutchouc ou par balles réelles. Une grève générale a été largement suivie en Cisjordanie et à Jérusalem-Est : les magasins et les écoles sont restés fermés. Dans la bande de Gaza, des manifestants ont lancé des pierres en direction de soldats israéliens postés près du mur de séparation. Sept Palestiniens ont été blessés par des tirs à balles réelles. Depuis Gaza, le mouvement islamiste Hamas a appelé à un soulèvement et, en particulier demain vendredi, à un jour de colère. La journée sera ultra-sensible à Jérusalem : les musulmans doivent se retrouver sur l'esplanade des Mosquées pour la prière hebdomadaire.
Ahmat Zéïdane Bichara