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17 Décembre 2017
Patience Dabany de son vrai nom Marie-Joséphine Nkama nous a gratifiés d’un titre évocateur « On vous connaît », que nous pouvons adapter « On vous connait, vous les jeunes africains ». Oui Ce n’est un secret pour personne que les jeunes d’Afrique souffrent d’un manque crucial de chefs d’Etat visionnaires susceptibles de répondre à leurs multiples besoins et rêves. On connait aussi les jeunes africains déboussolés par un avenir incertain et un présent désespérant en termes d’emplois, de formation de qualité. On connaît, ces jeunes d’Afrique qui errent dans les rues africaines sans savoir à quel saint se vouer, ceux qui meurent dans la traversée du désert et ceux qui se noient dans la Méditerranée à la recherche d’un avenir meilleur.
Face à un tel désarroi, ces jeunes pour la plupart intelligents et conscients de leur avenir perdent leur lucidité et leur capacité d’analyse et de jugement pourtant nécessaires à une bonne prise de décision dans les circonstances si difficiles dont ils sont hélas plongés dans leur continent. Soit ces jeunes rejettent tout en bloc, soit ils admettent aveuglement tout. L’analyse du journaliste Camerounais J. Rémy NGono permet de mettre en évidence l’absence d’un véritable leadership africain tellement les chefs d’Etat gouvernent mal leurs pays. Seul Paul Kagamé trouve grâce aux yeux de J. Remy Ngono mais c’est un choix accepté par certains intervenants sans grand enthousiasme : « On s’en fou qu’il soit dictateur ou démocrate. L’essentiel pour nous, c’est le travail qu’il accomplit à la tête du Rwanda. Merci Paul Kagame. Le Rwanda a la chance d’avoir son Thomas Sankara », souligne un certain Amadou Harouna Kalley. De nombreux jeunes comme ce dernier, choisissent sans aucun discernement. Ce 21ème numéro de Parole au peuple, découle d’un riche et passionnant débat proposé par le journaliste Cameroun Rémy J. NGono.

Alpha Ibrahima Bah exprime d’entrée de jeu une opinion divergente : « Rémy, je suis un de tes plus grands admirateurs, mais je ne partage pas ton point de vue. Kagamé ne doit pas être un exemple pour nos chefs d'État africains. Sa popularité est liée à son rôle de « libérateur » avec le génocide Rwandais. Qu'il gère plus ou moins bien son pays, il est loin d'être un modèle car ce n'est pas un démocrate. Alors, carton rouge pour une fois »
Rémy J. NGono défend mordicus le président rwandais jugé proche de sa population tout le contraire des autres : « Paul Kagame fait le footing presque chaque week-end sur les rues de Kigali, multiplie des bains de foules, des autographes, des selfies et reste très proche de son peuple. Pendant ce temps, Ali Bongo et Sassou NGuesson sont pourchassés même dans les hôtels à Paris. Joseph Kabila sollicite l'appui des services de sécurité rwandais, ougandais à l'armée congolaise, avant d'aller prendre de l'air dans la cour de son bunker. Faure Nassingbe recrute les mineurs et les bébés pour qu'ils viennent l'applaudir lorsqu'il se rend clandestinement dans un village ou un quartier de Lomé. Idriss Deby porte les gilets pare-balles et mobilise toute l'armée pour se déplacer à N’Djamena. Paul Biya bloque toutes les routes, les immeubles, mobilise la garde présidentielle, la Brigade Mobile d’Intervention, l'armée de l'air, l'armée marine, l'armée de terre, la police, les antigangs, les douaniers, les services secrets israéliens et américains durant deux semaines, avant d'aller assister à une finale de la coupe du Cameroun au stade Ahmadou Ahidjo à Yaoundé. On peut truquer les élections, acheter les applaudisseurs avec un pain, une sardine, un kilo de poissons, une boîte de riz et un morceau de pagne, mais on finit par se trahir sur le terrain. Voici le président Kagame qui prouve sa popularité et légitime son élection dans les rues de son pays ».
Certainement du Cameroun, Daniel Sibé A Bessong dit à : « Rémy vraiment tu es fou. Biya mobilise qui ? En tout cas chacun est bien dans son pays d'élection. Kagamé a été élu par son peuple, pourquoi et de quoi aurait il peur ? Quand les coéquipiers veulent la mort du capitaine à tous les prix... »
Janvier Allayenan via Tchad, tout en soutenant aveuglement Rémy NGono, ce jeune probablement d’origine tchadienne dénonce : « En plus de ce déplacement presque guerrier de Deby, ce dernier s'est lui-même dédouané et s'est lui-même blanchi devant les religieux en disant et je cite : « Je n'ai jamais été corrompu, je ne suis jamais corrompu et je ne serai jamais corrompu » fin de citation alors qu'il est décelé par Trump comme un dirigeant hautement corrompu et fourbe. Deby dépasse même Satan décrit par la Bible ».
Christ Anselme ne partage pas seulement le point de vue de NGono mais accuse : « Excusez-moi mais je ne préfère pas Kagame comme d’autres dictateurs. Vous ne savez pas ce que le Rwanda fait aux pays voisins. Le Rwanda est l'arrière base des USA dans la zone des grands lacs. C'est à cause de Kagame que la RDC souffre. La croissance économique du Rwanda est à l'image des 10% de commissions qu'ils amassent en facilitant les USA et les Anglais à voler les ressources de la RDC»..
Nathalie Mbone est entièrement d’accord avec la réaction de Janvier Allayenan qui fustige Idriss Deby : « mon frère tu as raison sur beaucoup. Je me rappelle en 1998 si j’ai bonne mémoire Idriss attaqué par son frère qui réclame depuis le pouvoir... il a massacré tous les arbres qui étaient devant le palais interdiction de passer devant le palais et regarder vers cette direction. Il a failli détruire l’église catholique en face de la présidence le Vatican s’y est opposé
Idriss Younous Oumar quant à lui fait savoir : « Qu’Idriss Deby disait qu'il est venu par les armes et sortira aussi par les armes. Pour cela il a peur que les balles perdues le surprennent. Bravo à Kagame et à vous qui n'avez jamais cessé les bras de conscientiser la jeunesse africaine.
Florent Mbédi fat la distinction entre les bons et les mauvais présidents : « C'est le propre d'un président qui est aimé par son peuple. Quant aux autres dictateurs, ils font croire à l'opinion internationale qu'ils sont en bon terme avec les peuples, or ils s'avèrent que la réalité sur le terrain n'est pas la même ».
Assobjio Donald Joël vole au secours de Biya contredisant les certitudes du journaliste camérounais : « Rémy, dans les années antérieures, j'ai vu Biya sur le vélo, puis dans le champ de manioc. J'ai cru que d'ici peu de temps le Cameroun allait être inondé des tubercules, et produit alimentaire partagé ! J'ignorais qu'il partait voir la production pour privatiser les terres. Rémy, pardon qu'il n'essaie même pas, si non, bientôt même la marche sportive sera privatisée au Cameroun ».
Moryba Camara interpelle : « Mr Rémy dit moi sincèrement combien tu as reçu de Paul Kagame ou de son entourage ? Je connais comment les médias arnaquent les hommes politiques. Opposant converti en journaliste. Merci d'amadouer les petits gents. Paul Béa, Alpha Condé, ... n'ont rien à te donner pour que tu fasses leur promotion. Aucun n'est correcte, je connais très bien le milieu, Moussa Dadis Camara ne dira pas le contraire avec l'histoire Yerim check, ...»
Giresse Nankwaya veut avoir de réponses à quelques interrogations : « Rémy, Kabila se déplace comment alors ? On ne sait pas s'il y aura toujours parce que chaque jour les contraintes de la CENI augmentent. Un jour va-t-il enfin marcher calmement sur les rues de Kinshasa ? »
Emmanuel Ebondo interroge Giresse Nankwaya : « Tu veux qu'il se fasse lyncher ? Il ne marche jamais dans aucune rue. Il ne connaît pas la ville. En plus il sait que ce n’est pas chez lui et que personne ne l'aime ».
Giresse Nankwaya répond à son compatriote : « Emmanuel Ebondo, il le sait vraiment ? Pourquoi ne pas le chasser ce 19 décembre ? »
Andre Helle pense que : « Si tous les autres pouvaient faire comme Kagame, comme le président Botswanais, ou Mauricien, on assisterait déjà au décollage du continent ».
Khadafi Nikabou considère que : « L’Afrique malade de ses dirigeants, vous imaginez un seul instant le ministre togolais des sports impliqués dans un scandale de détournement de fond publics qui s'élève à 600 millions de FCFA en toute impunité est en train de construire un mini château qui coûte pratiquement 200millions. Ce qui se passe au Togo actuellement est pire que ce que nos parents ont subi lors de la colonisation ».
Béchir Yaya dénonce pour sa part et distribue les bons et mauvais points: « Les autres présidents africains passent leurs temps à regarder leur nombril « et pour lui c'est le contraire, il est au service de son peuple ».
Seid Abakar Nawam dit : « Non, on ne peut pas comparer les incomparables. Paul Kagame travaille pour son pays alors que les autres travaillent pour leurs familles et pour rester longtemps au pouvoir. Mais un jour à l'autre s'ils veulent ou pas ils vont partir, le fauteuil présidentiel sera occupé par un autre. Car ce fauteuil appartient aux peuples si les peuples disent non ce déjà trop tard ».
Amadou Harouna Kalley n’apprécie que le travail de Kagamé: « On s’en fou qu’il soit dictateur ou démocrate. L’essentiel pour nous, c’est le travail qu’il accomplit à la tête du Rwanda. Merci Paul Kagame. Le Rwanda à la chance à la chance d’avoir son Thomas Sankara ».
Sena Gbodzo togolais par ses origines, est satisfait des réactions en faveur de Kagamé : « Chaque fois que vous écrivez sur Kagamé je suis très fier de vous d'abord et surtout de l'homme lui-même. Etant togolais cela me donne du fil à retordre de savoir que cet homme est adulé par son peuple parce qu’il travaille jour et nuit pour le mieux-être des Rwandais. Qu’il continue dans cette lancée. Je l'encourage et j’ai envie de pleurer pour mon pays le Togo ! »
Gilbert Meula du Cameroun déclare en s’interrogeant : « Quelle souffrance pour ces personnes qui se bombent la poitrine à New-York Paris Milan pour dire combien ils sont vénérés par leur peuple que c'est triste d'être prisonnier du pouvoir incapable de communier avec son peuple. Pour le cas de Yaoundé c'est bien plus triste encore ça fait pitié et très mal de constater qu'une finale comme celle de la coupe du Cameroun qui autre fois était une grande fête sportive aujourd'hui transformée en une forme de visite médicale urgente pour le premier sportif chef des armées et qui mobilise chars aviation chevaux motos voitures et camions blindés sans compter près de 1000 hommes pour un événement ne devant durer que tout au plus 170 mn au plus .Compte tenu de son âge très avancé les arbitres joueurs et dirigeants sont sous pression pour lui éviter un match avec prolongations car il ne pourra pas tenir le coup même si la mi-temps lui accorde d'aller souffler un peu dans le salon présidentiel du stade .Cette fois ci l'entrée non seulement était gratuit pour permettre à un grand nombre de personnes d'entrer pour faire foule face au vieux lion mais aussi chacun avait droit à un pain une sardine et un jus de moins de 30 cl le plus dur étant de manger avec appétit en faisant face aux gorilles de la garde rapprochée égale en nombre aux spectateurs et armée jusqu'aux dents »
Augustin Niyiheta témoigne que : « Partout dans tous les coins du Rwanda, le Président est accueilli chaleureusement par son peuple. C’est grâce à ses grandes réalisations, ses grands projets pour le pays et à sa justice qu'il est toujours acclamé. Il ne tolère jamais l'injustice et résout les problèmes de la population en plénière lorsqu'il est sur terrain. Je vous assure que Paul Kagamé fait le tour du pays chaque année. Tous les 30 districts ont la chance de l'accueillir chaque année et la population s'exprime librement devant le président. C’est un exemple à suivre par ses homologues africains ».
Depuis la Guinée Conakry, Julien Yomboumo informe l’auteur du débat en lui révélant que : « Remy, Alpha Condé lui, utilise toutes les méthodes que tu as citées, plus les « Donzos » ou milices personnelles, mime le mort, va par hélicoptère d'un quartier à l'autre, se promène avec des containers du franc guinéen pour distribuer à tout venant, nomme ministres tous les jeunes les applaudisseurs, voyage 364 jours sur 365 ou 66, ferme les médias. Enferme les journalistes, distribue les Hummers aux imams, et j'en passe ».
Pour Makan Sissoko : « IBK, quant à lui, ferme les écoles pendant tout son séjour à Sikasso, distribue 360 millions aux enfants, artistes et paysans pour venir l'applaudir, mobilise toute l'armée de la région pour sa sécurité ! Pourtant une pluie de slogans tombe sur lui à Kayes « IBK an ti fè » c'est- à -dire IBK, on t'aime ».
Alassane Mbodj du Sénégal apprécie les publications du journaliste camerounais, mais veut s’assurer qu’il porte le même regard sur son pays : « J’espère que vous avez un œil sur notre situation actuelle au Sénégal car chaque jour on entend un nouveau parti politique qui vient nous souiller sans un avenir politique ».
Irachris Lissemondain Barahemana tout en le saluant sollicite son avis sur le cas de pays certainement: « Bonjour Rémy ! Saurez-vous par hasard un certain pays appelé Burundi ? Je voudrais vous demander de nous faire part de votre point de vue sur sa situation actuelle sachant que son président vient de commencer le processus de changement de la constitution ».
En guise de conclusion à ce débat, Blaise Pascal Pikas Pabamé admet : « Je suis tout à fait d'accord avec cette réalité africaine. Idriss Deby n'a pas honte d'être humilié par la scène internationale et il se déplace comme si rien ne se passe. La plupart de ces chefs d'Etat que vous citez ne sont pas aimés du peuple et mal élus. Mais un jour viendra que le peuple sera fatigué d'eux ».
Choix et commentaire de Moussa T. Yowanga/Ahmat Zéïdane Bichara