Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
21 Janvier 2018

Pour la deuxième fois, la marche pacifique prévue le dimanche 21 janvier à l’appel d’un collectif catholique a été interdite vendredi par les autorités kinoises. Le départ de Joseph Kabila Kabange du pouvoir demeure la revendication principale des opposants du président sortant. L’acte d’interdiction émane du vice-gouvernement de Kinshasa qui a fait savoir qu’il ne pouvait « prendre acte », de cette marche, dans une missive dont l’AFP, a obtenu une copie. Pour motiver son refus, le vice-gouverneur dit regretter que les organisateurs aient brillé par leur absence à une séance de travail à laquelle il les avait conviés ce vendredi à l’hôtel de ville pour « fournir plus d’information sur ladite marche ». « L’enquête ouverte après les événements du 31 décembre n’a pas encore abouti ».
Le danger est perceptible et réel. La Mission des Nations au Congo s’est engagée à dépêcher dimanche des « observateurs » pour rapporter « d’éventuelles violations des droits de l’homme », le moment venu dans les grandes villes. La Monusco renseigne que « le droit de manifester pacifiquement est inscrit dans la constitution congolaise et est protégé par les engagements internationaux de la RDC ». Monusco n’a pas vocation à assurer par une protection discrète des membres du collectif à l’origine des marches, comme l’avait une source : « Nous avons pour mandat de protéger des personnalités. Nous avons pour mandat de protéger des civils », a souligné la porte-parole de la Monusco.
Moussa T.Yowanga