Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
3 Février 2018

Pourquoi le fils d’Ahmed Ibedou était-il finalement décidé de faire partir précipitamment du pouvoir le fils de Deby Itno rien qu’avec la rue comme seule arme de combat politique ? Voici les raisons qu’il affiche dans ce communiqué de presse du 30 janvier 2018 signé de ses propres mains : « Le peuple tchadien n’en peut plus. Après 27 ans d’oppression, de confiscation des droits politiques et sociaux, de misère noire, les tchadiennes et les tchadiens réclament un changement et vite ! Le jeudi 25 janvier dernier, à l’appel de la CTDDH soutenu par les mouvement Iyina, Jeunesse en marche, La plateforme Syndicale (CIST, SYNEC, UST), les artistes et plusieurs partis et personnalités politiques, une marche pacifique a été organisée dans les rues de N’Djamena. Bien qu’interdite de manière totalement arbitraire par le régime, elle a réuni des centaines de tchadiennes et de tchadiens bien décidés à exprimer leur ras-le-bol vis-à-vis de la clique qui les opprime. En effet, en ce mois de janvier 2018, prétextant la crise sociale, le gouvernement a annoncé quasi-simultanément l’abattement des salaires des fonctionnaires, le triplement de l’impôt sur le revenu de 10,5 % à 30 %, l’augmentation des prix à la pompe, l’augmentation des frais d’inscription à l’université ; et ce malgré la manne pétrolière qui a inondé le Tchad pendant plus de quinze d’ans ».
Mahamat Nour Ahmed Ibedou ne s’arrête pas là. Il a encore des preuves tangibles pour justifier ses raisons d’aider le peuple tchadien à se débarrasser du pouvoir le régime d’Idriss Deby Itno. Mahamat Nour explique les choses à sa façon en tant que connaisseur de la situation sociale et politique de son pays. Il raconte la situation qu'il a en face de lui dans la peau d’une victime blessée par un pouvoir créateur et vrai fabricateur des violences :« Après avoir détourné les biens du peuple à leur profit, après avoir volé des milliers de milliards de Francs CFA appartenant aux tchadiennes et aux tchadiens, le régime d’Idriss Deby veut demander d’énormes sacrifices au simple citoyen, à celui qui trime pour son pain quotidien. Il n’en sera pas ainsi. Nous refusons que le tchadien lambda paye pour les crimes économiques de ses dirigeants. Ce lundi 29 janvier, des manifestations spontanées ont eu lieu dans l’ensemble du pays, à Ndjamena mais aussi à Mongo, Abéché, Pala, Moundou… Les étudiants et les lycéens sont courageusement descendus dans la rue pour dire non à la politique antisociale d’Idriss Deby. Nous ne pouvons les laisser seuls, d’autant que c’est l’ensemble de la population, du plus jeune au plus vieux, qui est concernée par cette paupérisation à marche forcée ».
Et en conclusion, le communiqué de presse du secrétaire général de la CTDDH en date du 30 janvier 2018 révèle au public international et national que ce défendeur des Droits Humains n’est pas seul soldat de la liberté et de la démocratie universelle à décider de dire non à Idriss Deby Itno. Mahamat Nour cite nommément des victimes comme lui près au sacrifice pour libérer leur peuple : « Ainsi, dans la lignée de la marche pacifique du jeudi 25 janvier 2018, la CTDDH, en coordination avec Iyina, Jeunesse en marche, Dynamique citoyenne et les artistes tchadiens appellent à la tenue d’une autre marche pacifique le jeudi 08 Février 2018. Quand bien même celle-ci serait interdite par le gouvernement au mépris de la Constitution de notre pays, l’idée est de descendre massivement dans la rue jusqu’à ce que nos revendications soient intégralement satisfaites. Cette marche, qui se tiendra le jeudi 08 Février 2015 sera dénommées « le jeudi de la colère ». Nous appelons le peuple tchadien, sans distinction aucune, à marcher en nombre jeudi prochain. Ainsi et seulement ainsi, le Tchad sortira de la longue nuit dans laquelle il est plongé depuis 27 trop longues années ».
Ahmat Zéïdane Bichara