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5 Janvier 2019

Plusieurs villes italiennes comme Naples, Palerme et Florence sont vent debout contre le décret anti-migrant du ministre de l’intérieur italien, Matteo Salvini, comme le rapporte l’agence Belga dans sa publication de jeudi 03 novembre pour le compte de la RTBF. «Toutes les dictatures ont commencé avec des lois raciales», s’est indigné le maire de Palerme Leoluca Orlando. Le chef de la Ligue qui fait partie de la coalition gouvernementale est réputé pour conduire une politique migratoire très décriée pour son caractère raciste et xénophobe.
Le décret de monsieur Salvini édicte de nouvelles règles qui obligent les communes italiennes à effacer des registres de la population les migrants détenteurs d’un permis de séjour arrivant à échéance. Ce qui aura pour conséquence de leur refuser l’accès à l’instruction ou aux soins de santé, ou encore à trouver un travail. «J’ai donné des dispositions formelles à mon administration communale de suspendre l’application de ce décret en attente d’approfondissement, parce que je ne veux pas être complice d’une violation évidente des droits humains », explique Leoluca Orlando. Le mouvement de désobéissance administrative initié par le maire de Palerme a été suivi par ceux de Florence et de Parme. Matteo Salvini a réagi par une vidéo publiée sur les réseaux sociaux pour leur répondre. «Vous voulez désobéir, allez y ! Je ne vais pas vous envoyer l’armée, la police ou les carabiniers, mais je suis désolé pour vos concitoyens, avec tous les problèmes que vous avez à Palerme ou à Naples, les maires de ces villes s’occupent de l’immigration clandestine… !». Le bras de fer va se poursuivre devant la justice. Le maire de Palerme se dit prêt à aller à la Cour constitutionnelle pour annuler ce décret qui, à son avis, alimente la haine raciale.
Moussa T. Yowanga