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Iran: L'ex-maire de Téhéran condamné à mort pour l'assassinat de son épouse

Triste sort que celui de l'ancien maire de Téhéran Mohammad Ali Najafi qui a été condamné à mort après avoir été reconnu coupable de l'assassinat de sa femme, comme l'a souligné mardi le porte-parole de l'Autorité judiciaire iranienne. L'information a été révélée le 30 juillet par la RTBF en partenariat avec l'agence Belga. Considéré comme la figure de prou du mouvement réformateur, l'ancien maire âgé de 65 ans, a été reconnu coupable par la justice iranienne d'avoir tué par balles sa seconde épouse, Mitra Ostad, de plus de trente ans sa cadette, à leur domicile à Téhéran le 28 mai, a annoncé ce porte-parole Gholamhossein Esmaili. Le corps de la victime avait été découvert dans la baignoire de sa salle de bain après que monsieur Najafi s'est livré à la police le jour même et eut reconnu le fait. «L'acte d'accusation inclut le meurtre avec préméditation, des coups et blessures et la possession illégale d'une arme à feu», a affirmé monsieur Gholamhossein, cité par Mizan Online. «Le tribunal a établi que le meurtre avait été prémédité et a ordonné la peine de mort», a-t-il indiqué.

Concernant les charges de coups et blessures retenues contre lui, l'ancien maire de la capitale a été acquitté, toutefois s'est vu condamné à deux ans de prison pour possession illégale d'arme à feu, d'après le porte-parole. «La sentence n'est pas finale et peut faire l'objet d'un appel devant la Cour suprême», a poursuivi Gholamhossein Esmaili. La famille de la victime a demandé l'application de la loi islamique «gesas» (la loi du talion), qui prévoit la peine de mort dans pareille circonstance. Cette affaire a été largement médiatisé compte tenu du statut de Mohammad Ali Najafi et le parfum de scandale entourant son deuxième mariage, sans qu'il ait divorcé de sa première épouse – pourtant la polygamie est mal perçue par la majorité des Iraniens. Les médias officiels ont largement couvert ce procès, alors que les scandales liés à des politiciens sont rarement traités à la télévision. L'ancien maire est un brillant mathématicien et professeur d'université ayant occupé de hautes fonctions comme celle de conseiller économique du président Hassan Rohani et de ministre de l’éducation. Il a été porté par élection à la tête de la mairie de Téhéran en août 2017, mais s'est vu obliger de démissionner en avril 2018 après avoir été la cible des conservateurs pour avoir pris part à un spectacle de danse d'écolières.

Moussa T. Yowanga

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