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19 Janvier 2020

Françoise Wallemacq,c’est elle l’auteure de cette information publiée depuis samedi 18 janvier 2020 par la RTBF où il est question des peuples indigènes d’Amazonie qui dénoncent un projet de « génocide » de la part du gouvernement de Bolsonaro.Plus de 600 leaders indigènes brésiliens, réunis autour du chef emblématique Raoni Metuktire en pleine forêt, dénoncent la politique « de génocide, ethnocide et écocide » encouragée selon eux par le gouvernement Bolsonaro. Dirigeants indigènes et représentants d'autres communautés amazoniennes sont réunis depuis mardi, dans l'Etat du Mato Grosso (ouest), pour former une union sacrée contre la politique environnementale du président d'extrême droite brésilien, qui menace le mode de vie des indigènes.
En cause notamment indique la journaliste Françoise Wallemacq de la RTBF, une loi qui autoriserait les activités minières sur les terres réservées aux autochtones.« Nous avions pour objectif d'unir nos forces et de dénoncer le fait qu'un projet politique du gouvernement brésilien de génocide, ethnocide et écocide est en cours », affirme le projet de manifeste rédigé à l'issue de la réunion.Le président Jair Bolsonaro « menace nos droits, notre santé et notre territoire », souligne le texte, qui a été lu en portugais puis dans les différentes langues autochtones dans « la maison des hommes » de Piaraçu, un village éloigné des grands centres urbains, situé sur les rives du fleuve Xingu, en pleine forêt vierge.« Nous n'acceptons ni l'exploitation minière sur nos terres, ni les bûcherons, ni les pêcheurs illégaux ou l'hydroélectricité. Nous sommes opposés à tout ce qui détruit la forêt », poursuit le texte.Les leaders indigènes regrettent aussi que « les menaces et paroles de haine du gouvernement encouragent la violence contre les peuples indigènes et les assassinats de nos leaders » et exigent « une punition pour ceux qui tuent nos proches ». Les indigènes doivent affronter « non seulement le gouvernement mais aussi la violence de toute une partie de la société qui exprime clairement son racisme », dénoncent-ils.En 2019, au moins huit leaders indigènes ont été assassinés, dont trois en moins d'une semaine.Le grand chef Raoni, âgé de 89 ans, a l'intention d'apporter en personne le manifeste au Congrès à Brasilia.
Ahmat Zéïdane Bichara