Informer sans travestir ni déformer, c'est notre combat !
15 Décembre 2017

L’ONG américaine de défense des droits de l’homme, Human Rights Watch (HRW) dénonce des viols perpétrés par les forces de l’ordre kenyanes durant la récente période électorale. Les accusations sont graves et sont établies sur la base d’une enquête minutieusement menée sur les crimes commis par ces forces de l’ordre. Il ressort du rapport publié jeudi que des enquêteurs de HRW ont mené des entretiens avec 65 femmes, trois hommes et trois enfants ayant subi des agressions sexuelles de diverses natures. « Environ la moitié des femmes interrogées ont dit avoir été violées par des policiers ou des hommes en uniforme », indique Human Rights Watch.
Le rapport attribue la moitié de ces viols recensés aux viols collectifs. Les récentes élections kényanes ont été émaillées de violences et graves violations des droits humains, des « actes de torture et de violences physiques », a souligné HRW. Le comportement de la police kényane a été particulièrement dénoncé par l’ONG américaine qui pointe du doigt « l’usage excessif de la force contre des manifestants, les meurtres, les passages à tabac et les mutilations, ainsi que le pillage et la destruction de biens ». Human Rights Watch s’indigne pour le regretter l’impunité dont jouissent les forces de police et le refus de nombreux agents d’enregistrer les plaintes contre leurs collègues. L’ONG de défense des droits humains invite le gouvernement à ouvrir de sérieuses enquêtes sur les crimes commis par les forces de l’ordre.
La Rédaction